Paroles

Une ville de l’Est

Le soleil c’est souvent qu’il s’en va en vacances
Ca fait déjà longtemps qu’on a pris nos distances
Mais j’m’en fous dans mes murs, y’a d’la chaleur quand même
A quoi bon les dorures, je les entends qui s’aiment

Aujourd’hui le boulot ça ne court plus mes rues
Dans mes cités prolo l’avenir est ténu
Et des bords de la Meuse aux vallées de Moselle
Loin les 30 glorieuses qu’on croyait éternelles

Tout s’en va, moi je reste
Chaque jour ça se bat, une ville de l’Est

Elle est fermée, l’usine, la finance est passée
Plus de bruit de machines au silence des musées
Et ils refont le monde au zinc de mes bistrots
“Les patrons qu’on les tonde et qu’on les foute à l’eau”

Parfois le ciel du soir s’allume d’orangé
Comme un vieux laminoir qu’on aurait réveillé
Alors ils veulent y croire comme si c’était hier
Chants de lutte et d’espoir dans leurs voix ouvrières

Tout s’en va, moi je reste
Et ça tient bon, tu vois, une ville de l’Est

Quand les jours sont plus longs, que le temps est d’été
Je les vois qui s’en vont comme pour m’oublier
Mais loin de moi je sais que je vais leur manquer
On n’peut rien y changer, c’est ici qu’ils sont nés

Des fois je rêve d’Espagne, d’Amérique ou d’ailleurs
De plages ou de montagnes pour y poser mon coeur
Mais mon avenir est là, où veux tu donc que j’aille
Ils ont besoin de moi et j’aime leurs batailles

Tout s’en va, moi je reste
C’est plus fort que tu crois, une ville de l’Est
Ca n’abandonne pas, une ville de l’Est
Ca ne s’explique pas, une ville de l’Est
Une ville de l’Est

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