Paroles

Magouille blues

Tous les sept ans et même parfois avant
On a droit au grand carnaval
Au carnaval de la magouille
Au grand défilé des embrouilles
C’est tellement bidonnant
Que ça en devient consternant

Le candidat à l’Ordre Moral
Avec sa gueule à faire châtrer tous les mâles
Il nous parle sans rigoler
De vieilles vertus desséchées
Travail, Famille, Patrie, ça va changer
Le Père la pudeur va nous réformer (mémé)

Il nous dit dans son programme d’acier
Que les mâles doivent se retirer
Lui, il a quand même dérapé
Trois ou quatre fois dans sa moitié
Il est vrai qu’c’était pour engendrer
Des bons Français à l’âme bien trempée (pépé)

Magouille blues (x3)

Les autres grands qui s’opposent
Viennent tous du même clan
Et c’est d’autant plus marrant
De les voir se casser les dents
En s’envoyant dans le nez
Toutes leurs turpitudes passées

Avant qu’l’un d’eux soit Président
Avant qu’il en prenne pour sept ans
Ces messieurs à l’image sociale
Essaient de nous r’monter le moral
Ils iraient même, qui l’aurait cru
Jusqu’à nous montrer leur cul

Ils n’ont jamais autant de cœur
Que quand il leur faut beaucoup d’électeurs
Quand le jour J sera passé
Finis les serments, finis les baisers
Finies les bonnes résolutions
On r’deviendra tous des pauvr’ cons

En attendant, ils veulent nous faire croire
A des arguments de bazar
Français, Françaises, soyez réalistes
Gaffe aux socialo-communistes
C’est là qu’est le plus grand danger
Pour notre vieux pays traumatisé (zézé)

Moi, pour vous dire la vérité
Je suis plutôt pour le danger
La seule chose qui m’inquiète
C’est le mec qui s’trouve à leur tête
Car plusieurs fois par le passé
Il a sa veste retournée

Les seuls qui soient vraiment sympas
Qui soient un peu comme vous et moi
Je ne parle pas du royaliste
Ni bien entendu du fasciste
C’est ceux qu’auront au bout du compte
Deux ou trois pour cent des voix, pourquoi ?

Il est vrai que deux ou trois pour cent
Ça fait quand même pas mal de gens
Pas mal de gens qui sont fichés
Et qui un jour vont s’retrouver
Dans un stade militairement gardé
Où on pourra toujours chanter