beranger

Ça doit être bien

Ça doit être bien
D’être de quelque part
D’en partir et puis d’y revenir
Quand on est de nulle part

On marcherait sur un plateau
Le vent crierait, y aurait pas d’eau
La nuit glaciale et le jour chaud
Et puis enfin, six jours passés
On arriv’rait dans la vallée
En traversant le bois d’Roger
En longeant l’champ d’Marie-Andrée
C’est tout à fait comme autrefois
La scierie coupe toujours du bois

Ça doit être bien
D’être de quelque part
D’en partir et puis d’y revenir
Quand on est de nulle part

La scierie coupe toujours du bois
Me voilà revenu chez moi
Bien que les chiens, quand je passe, aboient
Y a de belles fleurs chez le curé
J’vais au café chez l’Gros Pelé
Qu’a pas plus d’cheveux qu’l’an dernier
Tous les copains sont attablés
Ça par exemple, te v’là enfin
Assieds-toi donc et bois-en un

Ça doit être bien
D’être de quelque part
D’en partir et puis d’y revenir
Quand on est de nulle part

Assieds-toi donc et bois-en un
Raconte-nous c’que t’as vu au loin
Aller si loin, c’est pas malin
As-tu revu tes vieux, là-haut
Et la maison du bois d’ormeaux ?
Ma mère pleure en m’embrassant
Salut gamin, ça fait longtemps
J’crois bien que j’vais rester dix jours
Y a pas d’raison d’marcher toujours

Ça doit être bien
D’être de quelque part
D’en partir et puis d’y revenir
Quand on est de nulle part

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